La Clé – Exposition permanente

L’exposition permanente située dans les locaux de La Clé à Penetanguishene met en lumière une victoire pour l’Ontario Français. Le 3 septembre 2019, La Clé marquait le 40ème anniversaire de l’École de la Résistance en inaugurant cette exposition.

La crise scolaire qui a secoué la communauté francophone de Penetanguishene fin des années 70 a créé un précédent dans la lutte pour une éducation en français en Ontario.

Le 3 septembre 1979, les francophones de la région ouvraient officiellement l’École secondaire de la Huronie, une école illégale avec 54 élèves provocant une crise scolaire.

Cette exposition permanente dans les locaux mêmes qu’ont occupés les élèves de l’École de la Huronie commémore cette lutte épique qui a mobilisé la francophonie ontarienne à l’époque et se veut un hommage aux élèves, à leurs parents et à tous les militants.

Nous vous invitons à revivre cette histoire à travers 3 composantes de l’exposition :

  • une première salle présentant 10 photos historiques de 10 moments forts avec textes explicatifs ;
  • une deuxième salle avec 10 objets évoquant l’École et la crise, plus de 200 photos à consulter ainsi que des vidéos, et des contes disponible en format numérique ;
  • dans le corridor du 3ème étage, une fresque historique réalisée par Mique Michelle et 10 citations fortes datant de 1978 à 1989.

Que l’esprit résolu de tous ces gens qui ont cru à l’importance de l’éducation en langue française en appuyant L’École de la résistance perdure !

Accès limité (3ème étage sans ascenseur)

La crise scolaire de Penetanguishene (1979–1980)

Malgré l’intervention de Symons, Welch et Davis, d’autres crises scolaires éclatent. À Cornwall, les étudiants franco-ontariens font la grève pour que l’École secondaire Saint-Laurent devienne une école homogène de langue française. Ils ont gain de cause et l’École prend le nom La Citadelle. De nouvelles crises scolaires mineures surgissent à la fin des années 1970 et au début des années 1980; c’est notamment le cas à Geraldton/Longlac, à Burlington, à Kirkland Lake et à Windsor. Cependant, à Penetanguishene, une crise majeure éclate et fait rage au même moment où la province voisine s’engage dans un référendum sur la souveraineté (voir Référendum du Québec de 1980). Dans ce contexte, « la crise scolaire de Penetang », comme on l’appelle familièrement, retient l’attention de l’ensemble du pays.

Situé sur la rive sud-est de la baie Géorgienne, Penetanguishene compte, à la fin des années 1970, environ 6 000 habitants, dont plus de 80 % sont d’origine francophone et 40 % utilise le français comme langue première. Or, l’École secondaire de Penetanguishene est une institution bilingue, mais à caractère anglophone. Elle n’offre pas de programme d’études complet en français. Le Comité consultatif de langue française du Conseil scolaire de Simcoe demande la construction d’une école distincte. Le Conseil refuse cette demande et d’autres soumises par son comité interne. Soutenus par la communauté franco-ontarienne, les francophones de Penetanguishene décident d’ouvrir une école de la résistance en 1979.

Penetanguishene devient dès lors un symbole de la lutte pour l’épanouissement de la culture franco-ontarienne. Cette communauté reçoit l’appui du chef du Parti libéral du Canada, Pierre Elliott Trudeau et du Commissaire aux langues officielles. Le 12 octobre 1979, la ministre de l’Éducation, Bette Stephenson, rejette la demande des parents francophones pour la construction d’une école secondaire de langue française. Elle soutient que cette décision relève des conseils scolaires.

Le débat se déplace devant les tribunaux qui donnent raison aux Franco-Ontariens de Penetanguishene. Le gouvernement conservateur de William Davis promet alors de débourser 95 % des coûts de construction d’une école secondaire de langue française. Celle-ci ouvre ses portes en 1982, année où la Canada s’est doté d’une Charte des droits et libertés, et prend le nom d’École secondaire Le Caron, en l’honneur du récollet Joseph Le Caron qui célébra la première messe en territoire ontarien, le 12 août 1615.

Source : L’Encyclopédie canadienne

Pour en savoir plus sur la question des écoles de l’Ontario, cliquez ici.

LE PARCOURS DE CHAMPLAIN EN HURONIE

Samuel de Champlain traverse le labyrinthe des 30 000 îles de la baie aux côtes âpres, mais aux eaux poissonneuses pour poser le pied le 1er août à Toanché. Le voilà arrivé en Huronie. Il est impressionné :

« Nous trouvâmes un grand changement de pays, celui-ci étant fort beau et la plus grande partie déserté, accompagné de forces collines et de plusieurs ruisseaux, qui rendent ce terroir agréable. »

Pendant un mois, il visite les villages où habitent environ 20 000 Wendats. Ce qu’il observe lui plaît : des agglomérations, des villages protégés par de triples palissades, une hiérarchie bien définie, des échanges commerciaux structurés, des coteaux et des campagnes, de nombreux cours d’eau, des petits fruits sauvages et une culture de maïs, de fèves et de citrouilles. Le pays est habitable et son compagnon Joseph Le Caron ne tarde pas à entreprendre l’évangélisation des peuples autochtones.

COMTÉ DE SIMCOE

Brûlé, Champlain, récollets et jésuites ont abondamment sillonné le comté de Simcoe, un lieu de mémoire en soi. La région a tant à offrir, par exemple ses fameuses tartes aux pommes et ses bières et vins locaux, tout comme ses sites archéologiques ou historiques… La baie déroule de magnifiques plages baignées d’eau douce, parmi les plus longues au monde, et les monts offrent un panorama sur cette grande bleue aux reflets turquoise. Entre les deux, des pistes cyclables où rouler sans bruit, de petites villes coquettes et leurs bonnes tables.

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Penetanguishene L9M 1S8 ON CA
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