Parc provincial Samuel-de-Champlain

Le parc provincial Samuel de Champlain tire son nom de l’explorateur et cartographe qui s’est rendu en Huronie en 1615 en navigant sur la rivière Mattawa.

Situé au confluent des rivières Mattawa et Amable-du-Fond, le parc est le lieu idéal pour passer vos vacances en famille.

Avec la randonnée pédestre, le canot, l’observation de la faune et un programme éducatif complet de patrimoine naturel, vous ne manquerez ni d’activités à faire ni de lieux à explorer.

Les canoteurs vivront diverses expériences et les randonneurs parcourront l’un des quatre sentiers de niveau facile à difficile.

Pagayez comme si vous étiez en 1796! Optez pour l’une de nos « Voyageur Canoe Tours« , une activité d’interprétation qui vous permet de faire l’essai d’un canot Voyageur de 10 m (30 pouces). vous aurez le choix entre trois randonnées différentes, et vous pourrez revêtir des habits de voyageur, et d’un simple coup de pagaie remonter le temps!

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 L’histoire de la rivière Mattawa

La rivière Mattawa a été pendant des milliers d’années une voie de déplacement importante. Des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour des sites de peuplement vieux de 9600 ans en amont du lac Wipissing et de la rivière Mattawa – ils sont peut-être venus en canot.

À cette époque, le niveau de la rivière Mattawa était de 100 m plus élevé qu’aujourd’hui, car elle était grossie par les eaux de fonte des glaciers de la dernière ère glaciaire.

Pour les Anishinabeks et, plus tard, des Européens comme Samuel de Champlain, la rivière Mattawa facilitait les voyages et le commerce par canot. Les routes et le chemin de fer modernes n’existant pas, le canot était la seule possibilité de parcourir les territoires accidentés du Bouclier canadien.

La rivière Mattawa est réputée pour ses portages difficiles quoique pittoresques. Malgré cela, les ingénieux canots d’écorce des Anishinabeks se sont transformés en canots de fret de 11 m (36 po.) afin de répondre à la demande de fourrures canadiennes. Les voyageurs pagayaient et portaient ces canots de 600 livres le long de la rivière Mattawa, transportant des milliers de livres de marchandises et de fourrures chaque saison.

À Mattawa, endroit qu’il juge « fort agréable », Champlain et son équipage bifurquent en direction ouest. Après moult portages, dont on aperçoit encore les sillons sur les rives de la rivière Mattawa, il atteint le lac Nipissing le 26 juillet.

Il aime ce lac, ses îles et les petites rivières qui s’y déchargent. « Le côté nord du lac est fort agréable, il y a de belles prairies… » Il passe d’ailleurs deux jours auprès des Nipissingues.

Le trajet le mène ensuite à la rivière des Français, qui fait aujourd’hui rêver avec ses rochers et ses grands pins. Il a l’intention d’établir un peuplement en Nouvelle-France, mais les rives austères et peu accueillantes du cours d’eau le rebutent. « Tout ce pays est encore plus désagréable que le précédent, car je n’y ai point vu dix arpents de terre labourable, sinon rochers, et pays aucunement montagneux », retient-il. Heureusement, il y a des bleuets et des framboises… et, au bout, sa mer douce : la baie Georgienne.

Le Nord ontarien a un caractère sauvage et intemporel. Ses nuits d’ébène révèlent la splendeur de la voûte étoilée. Champlain, ouvrant la voie pour les explorateurs qui allaient ensuite se rendre jusqu’à la baie James, a traversé le territoire de l’Outaouais à la baie Georgienne par des cours d’eau qui demeurent indomptés. De la rivière Mattawa – dont les portages ont été creusés par les Premières Nations et les voyageurs – jusqu’au delta de la rocheuse rivière des Français, préparez-vous à vous fondre dans la nature… et à découvrir des collectivités francophones dynamiques et fières de leur longue histoire.

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